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26 JUIN 2020, journée internationale de soutien aux victimes de la torture
http://www.oidh.ci/index.php/2-non-categorise/126-26-juin-2020-journee-internationale-de-soutien-aux-victimes-de-la-torture.html
 
Ce jour marque l’anniversaire de l’adoption du Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI. Les rédacteurs de ce traité ont accordé une place de choix aux victimes qui participent à la procédure. Le statut de Rome s'est donné pour mission la lutte contre l'impunité à travers la protection des personnes contre les crimes de génocide, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et les crimes d’agression.

 Pour satisfaire à cette exigence, 123 Etats du monde dont 33 États Africains au nombre desquels l'État ivoirien ont ratifié ledit traité. La Côte d'Ivoire a d'abord procédé à l’acceptation de la compétence de la CPI le 18 avril 2003, puis à la ratification du Statut, le 15 février 2013. Le faisant, la Côte d'Ivoire a autorisé la Cour à enquêter sur les crimes qui ont été commis dans le contexte des violences post-électorales de 2010 et 2011 mais aussi du 19 septembre 2002.

Depuis janvier 2016, dans le cadre de son projet de monitoring de la Justice pénale internationale, l'OIDH porte un regard particulier sur l'action de la Cour Pénale Internationale en Afrique et plus particulièrement en Côte d'Ivoire à travers l'observation de l'affaire Laurent Gbagbo et Charles Blé c le Procureur. Et ce, afin de communiquer largement sur la procédure en cours à la Haye à travers l'observation du respect ou non des règles d'une procédure impartiale et d'un procès équitable.
Au regard de ces observations, l'OIDH note avec regret et déception que le processus comporte de nombreuses insuffisances, des limites criardes et excessives. Pour cause, l' acquittement des Sieurs Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, portent toutes les symptômes d’une enquête bâclée, ayant généré des preuves extrêmement fragiles par le bureau du Procureur après 9 ans d’investigation, 4600 pièces à convictions et 4 ans de procès.
L’Etat ivoirien pour sa part, ne s’est pas acquitté de sa promesse de traduire en justice tous les protagonistes impliqués dans la crise post-électorale et de rendre justice aux victimes qui attendent réparations.
Il a au contraire, pris une ordonnance d'amnistie le 06 Août 2018 pour absoudre des présumés auteurs de graves violations des Droits de l'Homme.
En ce jour, de célébration, l'OIDH invite la Cour pénale internationale - CPI à œuvrer davantage pour une lutte efficace contre l'impunité tout en mettant en place des stratégies appropriées afin de rendre effective la coopération des États Parties.
Aussi, l'OIDH voudrait-elle appeler l'État ivoirien à respecter ses promesses et faire preuves d'équité en mettant à la disposition de laJustice, et sans aucune complaisance, tous les acteurs impliqués dans la crise post- électorale.
Ainsi, les victimes trouveront réparations pour les nombreux préjudices subis.
 
 

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