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Les mercredi 02 et jeudi 03 décembre 2020, l'OIDH a suivi, comme de nombreux observateurs de la vie publique ivoirienne, la convocation, la garde à vue, le jugement et la condamnation pénale des artistes de musique Zouglou, YODE ET SIRO pour des propos qu'ils auraient tenus à la faveur d'un concert musical le 29 novembre dernier dans la commune de Yopougon, étalant leur perception du déroulement de la justice sur les violences qui ont entouré les élections d'octobre 2020.
À l'analyse, et sans toutefois préjuger de la procédure judiciaire en cours, l'OIDH estime qu'il s'agit de propos de satire sociale, de libre critique et de liberté d'expression artistique généralement permise aux auteurs d'œuvres de l'esprit sur l'action publique et la gestion de la cité.
Les libertés d'expression, de conscience et d'opinion sont des droits sacro saints garantis par la constitution ivoirienne pour tout citoyen.
L'OIDH estime que le contexte socio politique assez tendu de ces derniers mois et son corollaire de violations des droits de l'homme, d'arrestation d'opposants politiques et d'activistes, ainsi que les appels au dialogue politique et social, auraient pu permettre de faire l'économie de cette poursuite qui ne fait que renforcer le sentiment d'exercice sélectif des libertés publiques chez bon nombre d'ivoiriens.
Pour L'OIDH, la démocratie se nourrissant de liberté, d'expression plurielle et de promotion de la contradiction, le gouvernement devrait prendre toutes les dispositions utiles pour faire bénéficier aux citoyens et aux auteurs d'œuvres de l'esprit en particulier, quelque soit la tendance ou la couleur de leurs opinions, de garanties nécessaires à la réalisation de la liberté d'expression et d'opinion politique et sociale.
En cela, la justice, premier garant des droits et libertés, a un rôle très important à jouer en vue de rassurer toutes les populations et resserrer le tissu social fortement éprouvé.

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