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 A l'orée des élections législatives de 2021, l'OIDH a organisé, ce mercredi 24 Fevrier, une causerie-débat autour des violences électorales et la situation des droits de l'homme en Côte d'Ivoire. Cette activité s'est tenue à son siège en présence de plusieurs organisations de la société civile et des institutions internationales. Présentées sous forme de panel, les discussions ont réuni des spécialistes autour de trois déclinaisons de la thématique centrale. Le premier panel a porté sur les causes et responsabilités dans les violences électorales en Côte d'Ivoire. Il s'est agi de contribuer à mieux comprendre les facteurs de survenances des violences électorales pour en prévenir la résurgence dans la perspective des élections législatives du 6 mars 2021. Dans cette perspectives, les panelistes ont relevé plusieurs causes de violences électorales. Lesqelles partent des causes idéologiques se rapportant à l’appartenance d’un leader politique propre à une communauté ethnique (facteur de stimulation des tensions de guerre), à des causes politiques qui se rapportent, entre autres, à l’affaiblissement de l’Etat, au refus de l’alternance politique, au non respects des lois et à la faiblesse des institutions en charge des élections. 

Le second panel a abordé la question de la lutte contre l'impunité en mettant un point d'honneur sur des propositions de stratégies efficaces. De façon unanime, tous les panélistes se sont accordés sur le fait que le système judiciaire est aux ordres de l’exécutif. Pour cause, on note un assujettissement des magistrats par le pouvoir exécutif en place qui procède à la nomination des magistrats qui ont du mal à s'affranchir de l’autorité. Les spécialistes ont proposé au nombre des stratégies la rupture avec la culture de la loi d’amnistie, la céation des commissions d’enquêtes indépendantes composées d’acteurs de la société civile. Quant au troisième panel, il a permis de contribuer à une clarification conceptuelle de la notion de victime pour une meilleure prise en charge. Les discussions ont permis de relever qu'en Côte d'Ivoire, la définition de victimes a précédé l’identification des victimes des crises ivoiriennes vécues depuis 1990.  Il y avait deux ordres de victimes morales et physiques. Relativement au processus de d’identification des victimes, seules les personnes morales demandaient des indemnisations pécuniaires tandis que les personnes physiques quant à elles demandaient une reconnaissance publique du tort qu’elles ont subi. Sur 316 000 victimes reconnues par l’Etat, on subit 15 % des préjudices corporels et 85 % pertes de biens dont l’indemnisation n’a pas véritablement commencé par manque de moyens financiers, dire que l’Etat ne peut pas indemniser tout le monde serait une porte ouverte à la promotion de l’impunité. Sur l’Etat de la réparation, la Commission en charge des réparations s’est heurtée au fait que les victimes avaient des difficultés à fournir des justificatifs attestant leur qualité de victimes.
Cette activité qui a rassemblé une vingtaine de participants a été enrichissante par la qualité des interventions desquelles ont découlé d'importantes recommandations.
Pour rappel, cette activité s'inscrit dans le cadre de l'exécution du projet de monitoring des violations des droits humains lors des processus électoraux en Côte d'Ivoire financé par la Fondation Open Society Initiative West Africa (OSIWA).

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