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Le mercredi 24 mars 2021, s’est ouvert devant le tribunal de 1ère instance Abidjan-Plateau, le procès de M. Amadé Ourémi, chef d’une milice qui régnait en maître il y a 10 ans dans la forêt classée du Mont Peko. Il a été arrêté le 18 mai 2013 après avoir défié à plusieurs reprises l’autorité de l’Etat. Huit ans après, c’est-à-dire ce 24 mars 2021, il a comparu devant le tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau pour confirmer ou infirmer les faits qui lui sont reprochés. 

Interrogé successivement par le Président d’audience, le Procureur, et sa défense sur ces faits déroulés à Duékoué du 28 au 29 mars 2011, M. Amadé Ourémi au cours des 4h d'interrogatoire a nié avoir participé aux massacres qui y ont eu lieu. Il a affirmé être malade ce jour-là donc resté à Blodi, localité située non loin de Duékoué. Il a également nié les allégations selon lesquelles, il avait une troupe d’hommes armés sous son contrôle. 

Il a toutefois reconnu avoir constaté un grand nombre de corps jonchant le quartier Carrefour de Duékoué à son arrivée le lendemain à 16h. Il a reconnu sa responsabilité dans ces tueries parce qu’il fait partie de la troupe rebelle dirigée par Ouattara Karamoko dit Oul qui, lui, reçoit les ordres du Commandant Losseni Fofana dit Loss, commandant du secteur Ouest de Forces Nouvelles. A la question du Président d’audience de savoir donc qui étaient à l’origine des massacres, il a témoigné avoir participé avec plusieurs forces rebelles, notamment les Dozos, les Hommes du Commandant Fofana, de Oul et de bien d’autres à la dernière réunion portant la stratégie d’assaut final de Duékoué. 

Sur la question des victimes, dès l’entame du procès, l’Avocat des victimes a dénoncé la stratégie de communication du tribunal autour du procès. Il a fait savoir que les victimes n’ont pas été informées à temps. Sur la liste des 78 victimes lue par la greffe, seulement 10 ont pu effectuer le déplacement. 

Pour rappel, M Amade Ouremi est poursuivi, selon son Avocate Me Roseline Aka SERIKPA, pour environ vingt-quatre chefs d’accusation prétendument perpétrés lors de la crise post-électorale de 2010-2011 qui a fait plus de 3000 morts selon le bilan officiel. Il s’agit notamment des faits de crimes de guerre, génocide, meurtre, viols, enrôlement forcé, violence et voie de faits sur les mineurs, engagement de troupes armées, fourniture d’armes, coups et blessures volontaires, complot, attentat contre l’Autorité de l’Etat, vol en réunion, soustraction frauduleuse de biens, extorsion de fonds, pillages, dégâts, dommages de marchandises. 

Les 28 et 29 mars 2011, des hommes armés ont pris possession de la ville de Duékoué et ont massacré les populations Guéré et Wê de cette localité. Selon la Croix rouge, elles étaient plus de 800 victimes abattues sommairement qui sont composées majoritairement d’hommes (vieillards et jeunes). Les enquêtes diligentées ont permis de pointer du doigt les Forces Nouvelles, la milice Dozo et la milice de Amadé Ouremi qui combattaient toutes en faveur du pouvoir de M. Alassane Ouattara.

La suite du procès a été renvoyée au jeudi 25 mars 2021.

L’OIDH félicite le gouvernement pour l’ouverture de ce procès mais déplore le traitement accordé aux victimes venues témoigner. Elles ne sont pas suffisamment informées et ne bénéficient d’aucune garantie de protection apparente. Pour preuve elles ont été appelées à comparaître devant le public et en présence de l’accusé Amadé Ouérémi lui-même .

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