Dernière Info

Procès Amadé Ouremi (6e jour d'audience) : L’avocate de l'accusé sollicite du juge la comparution de toutes les personnes citées par son client pour la manifestation de la vérité
Le Jeudi 08 Avril 2021, s’est tenue la 6e audience du procès de l’ex chef de guerre Amadé Ouremi, accusé des massacres du quartier Carrefour Duékoué, ...
Procès Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé devant la CPI : apothéose d’un feuilleton à multiples rebondissements
Le mercredi 31 Mars 2021, la Chambre d’Appel de la CPI a décidé à la majorité de ses membres, de la libération de Messieurs Laurent Gbagbo et Charles ...
Procès pénaux post-crise: Affaire le Ministère public contre Amade Ouédraogo Rémi, Quatrième jour d’audience (Compte rendu)
Le jeudi 01 Avril 2021 s’est tenue la quatrième audience du procès Amade Ouéremi devant le tribunal criminel d’Abidjan Plateau. La séance a débuté à...
Selon les témoins et victimes de l'accusation, M. Amadé Ouremi serait le responsable des exactions perpétrées à Duekoué en 2011
Ouvert le mercredi 24 mars 2021 devant le tribunal criminel d’Abidjan Plateau, le procès de M. AMADE Ouremi s’est poursuivi ce jeudi 25 mars 2021 avec...
AFFAIRE Ministère Public c/Amade WIRMI Alias Amadé OUREMI: Amadé OUREMI revèle ne pas être l'unique responsable des massacres de Duekoué
Le mercredi 24 mars 2021, s’est ouvert devant le tribunal de 1ère instance Abidjan-Plateau, le procès de M. Amadé Ourémi, chef d’une milice qui régnai...
Violation des droits humains en Côte d'Ivoire: L'OIDH sensibilise sur les violences électorales
A l'orée des élections législatives de 2021, l'OIDH a organisé, ce mercredi 24 Fevrier, une causerie-débat autour des violences électorales et la situ...

Le jeudi  01 Avril 2021 s’est tenue la quatrième audience du procès Amade Ouéremi devant le tribunal criminel d’Abidjan Plateau.

La séance a débuté à 14 H 00 avec la présentation de 8 témoins, victimes ou parents de victimes dument enregistrés, qui ont comparu les uns après les autres devant le juge Président Bini Charles.

Suite à cette présentation, M. Amadé a souhaité prendre la parole. Le tribunal a déféré à son souhait, lui permettant de présenter deux requêtes par le biais de son conseil. La première était qu’il souhaiterait que le juge tienne compte de sa santé défaillante ; la deuxième était qu’il aimerait que la possibilité lui soit accordée de pouvoir citer les noms des personnes avec qui il a eu à commettre ses exactions. Car, selon lui, il serait totalement inadmissible qu’il porte seul, la responsabilité de ses crimes, alors qu’il n’était qu’un simple exécutant. Argument qu’il soutient d’ailleurs, depuis le début du procès. 

A la question du juge de savoir quel nom il souhaiterait citer, il a répondu vouloir citer des noms autres que celui du commandant Fofana Losséni dit Loss et ajoute : ‘’moi aussi je suis une victime’’

Ensuite survient la série des témoignages dont celui de Dame Tohaba. Parente de la victime, elle a affirmé que son quartier a été envahi le mardi 29 mars 2011 à partir de 8h, par des dozos et des hommes habillés en treillis, portant des chaussures «  lèkè[1] » avec le visage peint de couleur noire à moitié et de l’autre la terre rouge. Ils avaient la tête attachée d’un foulard rouge. Vêtue uniquement d’un pagne noué autour de la taille, elle a pris la fuite en compagnie de son nouveau-né ainsi que de son mari. Hélas, ils ont été appréhendés. Ces derniers lui ont réclamé de l’argent afin de la relâcher. Elle a répondu ‘’je n’ai pas d’argent, vous pouvez me tuer’’. Ils ont arraché son pagne en disant : ‘’on va tuer vos maris ; on va vous baiser’’. Mon mari a été abattu sous mes yeux. Ils l’ont apostrophé en disant : ‘’Toi là ! C’est toi qui refuses de donner la terre aux gens non ?!’’.  Ces paroles ont été suivi d’un coup de couteau, qu’ils lui ont enfoncé dans le flanc ; il est tombé à genoux et a été achevé de plusieurs coups de feu. Je n’ai rien pu faire’’, a-t-elle ajouté tristement. ‘’Quel accent avaient –ils ?’’ lui demande le juge. ‘’Burkinabé’’, répond le témoin avec assurance. Quelques jours plus tard, j’ai entendu dire au village que c’était les hommes d’Amadé Ouéremi qui était responsable de tout cela.

Plusieurs témoins ont affirmé avoir vu Amadé Ouérémi pendant les exactions au quartier carrefour de Duékoué à la tête de ses hommes. Le même constat a été fait à la mission catholique, quand il est venu organiser le retour de « ses parents » comme il aime à les appeler à Gbagboua. Il a mis à leur disposition plusieurs voitures pick up de marque Kia. Argument que Amade n’a pas contesté avoir fait, mais seulement en qualité de simple exécutant d’ordre

Le juge a par la suite, lu les dépositions accablantes des sieurs Sama Mamadou et Karim Ouédraogo. Ces messieurs ont affirmé avoir été sous le commandement d’Amadé Ouéremi puis déposé les armes en 2013, au cours de la cérémonie organisée pour le Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR). Faits qu’Amade Ouéremi n’a pas pu réfuter cette fois.

Deux témoins de sexe féminin ont requis une séance à huit clos au juge. La séance a pris fin à 18h15 et reporté au Mercredi 06 Avril 2021 à 13h00.

L’OIDH félicite le juge, non seulement pour l’efficacité et la minutie dont il fait preuve dans le traitement des dossiers des victimes mais en plus ; le remercie vivement pour la présence effective d’un interprète « We » au cours du procès.

 L’OIDH déplore toutefois, le retard mis par les autorités étatiques avant l’ouverture de ce procès obligeant les témoins à revivre des scènes qui visiblement leurs ont laissé des souvenirs pénibles et indélébiles.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Live tweet

Nos évènements

Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30

Sondage en ligne

Que pensez vous de la nouvelle constitution ivoirienne

Facebook