Dernière Info

Actualités

Bientôt un débat s'ouvre à Abidjan sur la réconciliation nationale à partir des leçon apprises du procès Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé
Débat citoyen: L'OIDH sensibilise les jeunes sur la radicalisation et l'extrémisme en ligne
Histoire d'un retour de la MACA: Une innocence confisquée
Débat citoyen: L'OIDH suscite un débat autour des causes et leçons apprises de l'affaiblissement de la participation des jeunes au cycle électoral 2020-2021
Débat citoyen: L'OIDH suscite des échanges autour de la participation politique des femmes
Cohésion sociale: L'OIDH renforce les capacités des cellules civilo-militaires de Guiglo, Gagnoa, Divo et Dabou
Près de 50 magistrats (civils et militaires) formés sur les crimes internationaux
Procès Amadé Ourémi: Un procès quelque peu expéditif (Déclaration)
L’accusé a été condamné le jeudi 15 avril 2021 à la prison à perpétuité assortie d’une amende de près de 2 milliards de francs Cfa, après huit jours d...

Le jeudi  01 Avril 2021 s’est tenue la quatrième audience du procès Amade Ouéremi devant le tribunal criminel d’Abidjan Plateau.

La séance a débuté à 14 H 00 avec la présentation de 8 témoins, victimes ou parents de victimes dument enregistrés, qui ont comparu les uns après les autres devant le juge Président Bini Charles.

Suite à cette présentation, M. Amadé a souhaité prendre la parole. Le tribunal a déféré à son souhait, lui permettant de présenter deux requêtes par le biais de son conseil. La première était qu’il souhaiterait que le juge tienne compte de sa santé défaillante ; la deuxième était qu’il aimerait que la possibilité lui soit accordée de pouvoir citer les noms des personnes avec qui il a eu à commettre ses exactions. Car, selon lui, il serait totalement inadmissible qu’il porte seul, la responsabilité de ses crimes, alors qu’il n’était qu’un simple exécutant. Argument qu’il soutient d’ailleurs, depuis le début du procès. 

A la question du juge de savoir quel nom il souhaiterait citer, il a répondu vouloir citer des noms autres que celui du commandant Fofana Losséni dit Loss et ajoute : ‘’moi aussi je suis une victime’’

Ensuite survient la série des témoignages dont celui de Dame Tohaba. Parente de la victime, elle a affirmé que son quartier a été envahi le mardi 29 mars 2011 à partir de 8h, par des dozos et des hommes habillés en treillis, portant des chaussures «  lèkè[1] » avec le visage peint de couleur noire à moitié et de l’autre la terre rouge. Ils avaient la tête attachée d’un foulard rouge. Vêtue uniquement d’un pagne noué autour de la taille, elle a pris la fuite en compagnie de son nouveau-né ainsi que de son mari. Hélas, ils ont été appréhendés. Ces derniers lui ont réclamé de l’argent afin de la relâcher. Elle a répondu ‘’je n’ai pas d’argent, vous pouvez me tuer’’. Ils ont arraché son pagne en disant : ‘’on va tuer vos maris ; on va vous baiser’’. Mon mari a été abattu sous mes yeux. Ils l’ont apostrophé en disant : ‘’Toi là ! C’est toi qui refuses de donner la terre aux gens non ?!’’.  Ces paroles ont été suivi d’un coup de couteau, qu’ils lui ont enfoncé dans le flanc ; il est tombé à genoux et a été achevé de plusieurs coups de feu. Je n’ai rien pu faire’’, a-t-elle ajouté tristement. ‘’Quel accent avaient –ils ?’’ lui demande le juge. ‘’Burkinabé’’, répond le témoin avec assurance. Quelques jours plus tard, j’ai entendu dire au village que c’était les hommes d’Amadé Ouéremi qui était responsable de tout cela.

Plusieurs témoins ont affirmé avoir vu Amadé Ouérémi pendant les exactions au quartier carrefour de Duékoué à la tête de ses hommes. Le même constat a été fait à la mission catholique, quand il est venu organiser le retour de « ses parents » comme il aime à les appeler à Gbagboua. Il a mis à leur disposition plusieurs voitures pick up de marque Kia. Argument que Amade n’a pas contesté avoir fait, mais seulement en qualité de simple exécutant d’ordre

Le juge a par la suite, lu les dépositions accablantes des sieurs Sama Mamadou et Karim Ouédraogo. Ces messieurs ont affirmé avoir été sous le commandement d’Amadé Ouéremi puis déposé les armes en 2013, au cours de la cérémonie organisée pour le Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR). Faits qu’Amade Ouéremi n’a pas pu réfuter cette fois.

Deux témoins de sexe féminin ont requis une séance à huit clos au juge. La séance a pris fin à 18h15 et reporté au Mercredi 06 Avril 2021 à 13h00.

L’OIDH félicite le juge, non seulement pour l’efficacité et la minutie dont il fait preuve dans le traitement des dossiers des victimes mais en plus ; le remercie vivement pour la présence effective d’un interprète « We » au cours du procès.

 L’OIDH déplore toutefois, le retard mis par les autorités étatiques avant l’ouverture de ce procès obligeant les témoins à revivre des scènes qui visiblement leurs ont laissé des souvenirs pénibles et indélébiles.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Live tweet

Nos évènements

Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31

Sondage en ligne

Que pensez vous de la nouvelle constitution ivoirienne

Facebook