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Madame Sylla Aminata a été mise en liberté par les autorités judiciaires ivoiriennes le lundi 03 juin 2019, après près de 7 ans de détention provisoire. Elle était détenue depuis le 23 décembre 2012 à la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan pour coup mortel.

Depuis le 22 janvier 2019, les secteurs primaire, secondaire et supérieur de l’enseignement en Côte d’Ivoire, font face à une grève des enseignants. Cette grève serait une continuité de celles de 2016. Le 08 novembre 2016, en effet, la plateforme des fonctionnaires de Côte d’Ivoire avait initié une grève pour réclamer le paiement des stocks d’arriérés et la modification de l’ordonnance de 2012 sur les pensions de retraite.

Le corps enseignant du secteur primaire et secondaire, réunis au sein de la Coalition du secteur éducation formation (COSEF-CI) et le Mouvement des instituteurs pour la défense de leurs droits (MIDD), reprocheraient au gouvernement son indifférence devant leurs revendications visant, entre autres, l’augmentation des indemnités de logement et la suppression des cours de mercredi. Ces syndicats ont ainsi décrété un mot d’ordre de grève illimité. Après quelques jours de suspension, il a été reconduit le 04 février 2019.

Au niveau de l’enseignement supérieur, la grève serait née d’une réclamation de primes d’heures complémentaires de la part des enseignants de la Coordination nationale des enseignants-chercheurs de Côte d’Ivoire (CNEC) et de la suspension de certains des leurs par le Conseil de discipline de l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody. La CNEC a annoncé la suspension des activités académiques sur toute l’étendue du territoire national pendant une année à compter du 04 février 2019 au 04 février 2020.

Face à cet état de fait, l’OIDH voudrait tirer la sonnette d’alarme face à l’ampleur et aux conséquences de cette grève, et face au silence national autour de la question.

Du point de vue de l’OIDH, la grève semble avoir été largement suivie à Abidjan et à l’intérieur du pays, paralysant ainsi la tenue et le bon déroulement des enseignements dans les établissements scolaires et universitaires publics.

L’OIDH s’indigne face au silence des autorités étatiques en dépit de cet état de fait qui fragilise le système éducatif et contribue à l’ébullition du front social en Côte d’Ivoire. Ce silence tend à durcir les positions au détriment des apprenants.

L’OIDH tient à rappeler qu’il incombe à l’Etat ivoirien de prendre des mesures appropriées pour garantir l’exercice du droit à l’éducation conformément à l’article 28 alinéa 1-a de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant et aux articles 9 et 10 de la Constitution ivoirienne de novembre 2016.

L’OIDH exhorte le gouvernement ivoirien à prioriser un dialogue constructif et participatif avec les enseignants grévistes en vue de trouver des solutions idoines aux revendications.

L’OIDH demande aux enseignants de faciliter l’instauration d’un climat qui favorise l’exercice du droit à l’éducation. L’OIDH recommande également aux enseignants de faire preuve de flexibilité dans le dialogue, dans l’intérêt supérieur de la nation.

 

Fait à Abidjan le 12 février 2019

 

 

 

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