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Le Jeudi 08 Avril 2021, s’est tenue la 6e audience du procès de l’ex chef de guerre Amadé Ouremi, accusé des massacres du quartier Carrefour Duékoué qui ont occasionné la mort de 817 personnes lors de la crise post-électorale de 2010-2011.

Le procès a débuté à 15h18 mn par la présentation des témoins qui étaient au nombre de 5 (3 hommes, 2 femmes dont une mineure).

La série de témoignages a débuté par Dame Jeanne Tehouli, ménagère domiciliée à Duékoué. Elle a précisé connaître l’accusé depuis 2005 dans le village de Gbagohouo où ce dernier vivait avec son beau-frère et travaillait pour le compte de son oncle. Cependant, le refus de ce dernier d’accéder à la demande d’Amadé consistant à lui vendre une part de forêt, l’a exposé à des représailles nonobstant sa proposition de procéder à un travail partagé. Par  vengeance, M. Amadé est revenu sur les lieux des discussions le même soir aux environs de 23 heures avec sa troupe, ils ont tué les deux enfants de son beau-frère ainsi que toutes les personnes présentes au village ont été tuées. Elle a pu s’échapper en regagnant la brousse puis le quartier carrefour de Duekoué. Elle ajoute avoir aperçu Amadé en 2011 dans ledit quartier pendant les attaques en compagnie de ses hommes. Ils se seraient mis à tirer partout. Lors de sa fuite avec son mari, ils ont été pris pour cible. Amadé a accusé ce dernier d’être un militaire à la solde de M. Laurent Gbagbo, ce que son mari a réfuté avant d’être abattu à bout portant d’une balle en pleine poitrine. L’arme utilisée était une kalachnikov. Ils ont ensuite tiré sur elle, détachant sa main presque de son poignet à la suite de quoi M. Amadé aurait tenu ces propos : « Duékoué ici, on va semer maïs ».

Ce mercredi 07 Avril 2021, au procès de l'ancien chef de milice Amadé Ouérémi, a comparu un témoin clé de l’accusation.

Pour rappel, Amadé Ouérémi est un puissant chef de guerre âgé de 57 ans. Ce dernier comparaît depuis le 24 mars devant la cour d'assises d'Abidjan car inculpé pour 24 chefs d’accusation, notamment pour des tueries perpétrées du 28 au 29 mars 2011 dans le quartier Carrefour de Duékoué, où 817 personnes furent exécutées en une journée, selon la Croix-Rouge et 300 selon l'ONU. Si sa responsabilité est établie dans ces évènements, il encourt la prison à perpétuité.

Le procureur dès l’entame de la séance à 15h18 a tenu à préciser que le témoin désire garder l’anonymat et de ce fait, sollicite le service de protection des témoins. Il a par ailleurs annoncé la diffusion audiovisuelle de (5) vidéos et de 189 images prises par le témoin au cours de son enquête personnelle.

 

Le mercredi 31 Mars 2021, la Chambre d’Appel de la CPI a décidé à la majorité de ses membres, de la libération de Messieurs Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. Libération intervenue après près d’un an de pause survenue le 28 Mai 2020, date de l’allègement des restrictions de leur mise en liberté. Par un rejet de tous les moyens d’appel, la Chambre d’Appel a débouté l’Accusation et rendu un arrêt confirmatif de l’acquittement prononcé par la Chambre de Première Instance I, le 15 Janvier 2019.

Pour rappel, Messieurs Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, respectivement ex Président de la République de Côte d’Ivoire et ancien Ministre de la Jeunesse, répondaient de quatre (04) charges de crimes contre l’humanité perpétrés dans le contexte des violences post-électorales de 2010-2011 en Côte d’Ivoire.  Selon la thèse du Procureur, ils auraient commis ces actes au moyen d’un « plan commun » afin de conserver le pouvoir « par tous les moyens ». Appréhendés respectivement le 30 novembre 2011 et le 22 mars 2014, les charges à leur encontre ont été confirmées le 12 juin 2014, pour Laurent Gbagbo, et le 11 décembre 2014, pour Charles Blé Goudé. Les affaires ont été jointes le 11 mars 2015. Ouvert le 28 janvier 2016, le procès a été interrompu par une requête en « no case to answer » introduite par la Défense des co-accusés au motif que le dossier d’accusation ne nécessitait pas une présentation des arguments de la Défense pour obtenir le retrait des charges.

Le jeudi  01 Avril 2021 s’est tenue la quatrième audience du procès Amade Ouéremi devant le tribunal criminel d’Abidjan Plateau.

La séance a débuté à 14 H 00 avec la présentation de 8 témoins, victimes ou parents de victimes dument enregistrés, qui ont comparu les uns après les autres devant le juge Président Bini Charles.

Suite à cette présentation, M. Amadé a souhaité prendre la parole. Le tribunal a déféré à son souhait, lui permettant de présenter deux requêtes par le biais de son conseil. La première était qu’il souhaiterait que le juge tienne compte de sa santé défaillante ; la deuxième était qu’il aimerait que la possibilité lui soit accordée de pouvoir citer les noms des personnes avec qui il a eu à commettre ses exactions. Car, selon lui, il serait totalement inadmissible qu’il porte seul, la responsabilité de ses crimes, alors qu’il n’était qu’un simple exécutant. Argument qu’il soutient d’ailleurs, depuis le début du procès. 

A la question du juge de savoir quel nom il souhaiterait citer, il a répondu vouloir citer des noms autres que celui du commandant Fofana Losséni dit Loss et ajoute : ‘’moi aussi je suis une victime’’

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